mercredi, 25 juin 2008

#85 Ras 2 - Poujadisme et écologie

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Alors que Ras Sudr abrite mon ermitage, le poujadisme pollue l'air de phrases bien senties comme si on était au Balto, sis rue du Commerce à Villefranche sur Gardon. Hier soir vibrait de la vision du monde binaire de mes voisins de table. Seule leur neuvième Sakhara en épiçait les contours : il y a autant à jeter dans le dans le tourisme de masse que dans les exportations chinoises.

Sur la plage, dans une solitude reconquise je songeais plus tard à deux solutions d'ingénieur que je souhaiterai vous soumettre :

  • Tendre un filet au dessus de l'Egypte pour mettre un terme à la grippe aviaire et empêcher les avions d'atterrir.
  • Construire un Louxor II (*) dans le Larzac afin d'empêcher le demi-million de français qui visitent le pays chaque année de dépenser 700 kilos de dioxyde de carbone à chaque voyage et de polluer ma plage.

J'attends vos avis.

A+ Je vous écris quand je trouve le Parisien et Capital au kiosque de Zamalek

* : comme il existe un Lascau II

mardi, 24 juin 2008

#84 Ras 1- Une solitude infinie

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Ras Sudr. A trois heures de la capitale l'évidence de l'éloignement questionne l'existence d'autres lieux, elle repousse les contours du plateau du Sinaï que bordent à l'est et à l'ouest des moignons de mers. Au nord une mer si  peu mer qu'elle est une mer intérieure constitue son autre frontière : à dix millions d'années près le Sinaï n'existait pas.

Le Ramada, ex Hilton, ex gloire des brochures exhibe les plaies du temps. Victimes de l'attente infinie les palmiers confondent leurs tons fauves dans le sable ; les pelouses déguisent leur agonie et les disques que trace un soleil immuable simulent une rousseur joyeuse comme un tapis de Twister.

Le temps sédimente en collines et en vagues aux pieds des margelles et du seuil des chambres ; il sédimente sous les meubles et donne un après rêche aux draps : au Ramada seule la vitesse à laquelle le vent érode le Sinaï et la prégnance de l'odeur de poussière mesurent le temps.

A+ je vous écris quand le Patron m'offre une nuit gratuite pour ma pub

mardi, 22 avril 2008

#AC Un tribut à Indy

Certaines trahisons mériteraient d'être tues : Indy a été mon mentor, il me soufflait mes itinéraires, me bordait le soir et alimentait mes rêves en volcans, en trésors et en despotes mystiques. Il m'a poussé dans la jungle Guatémaltèque, dans le désert d'Antofagasta et sur l'ile de Catanduanès, j'avais oublié qu'il m'a précédé dans les rues du Caire  et qu'être un Indiana Jones de la mondialisation c'est toujours mieux qu'ingénieur.

 

Heureusement France 24, toujours au fait du moment, m'a rappelé ce matin à mon devoir d'hommage. C'est aussi une occasion pour moi de vous montrer à quel point le métier d'expatrié dans les rues du Caire est dangereux.

 

A+ Je vous écris quand je trouve des places au cinéma Bandaar

jeudi, 20 mars 2008

#20 Les copines des Kites Surfeurs

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Après cinq mois d'Egypte la vision des copines des kite-surfeurs aiguise tous les appétits. Leur peau luit et croustille. Elle embaume la coco. Elle irradie la plage.

Les copines des kite-surfeurs barreraient le passage de Moïse s'il traversait de nouveau la Mer Rouge. Il les trouverait sur son chemin à Ras Sudr et renoncerait alors à retrouver les tables de la Loi.

Pour le moment elles se contentent d'insulter les Cairotes venus là en famille avec leurs deux épouses. Quand leurs épouses ne les surveillent pas  je regarde les maris hésiter : doivent-ils répudier leurs deux barils en burka ou les échanger contre un concentré en micro-string ?

A+ Je vous écris si j'ai le courage de retourner à ma planche à voile