vendredi, 18 juillet 2008

#97 Epilogue J-2 Léonard m'emmerde

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7ec230ce54819abc32f325bcec2826b9.jpgDepuis trois mois ce blog brandit la bannière de Jérome Bosh. Pas un  lecteur ne s'étonnait jusqu'à ce que F lance :

- Mais ça n'a rien à voir Jérome B et le Caire !

Wiki la docte nous informe "L’enfer se mêle au paradis, et le satirique à la morale. On y voit sa préoccupation pour l’humanité corrompue condamnée à l'enfer éternel pour avoir tourné le dos à la loi divine."

Garçon simple, j'aime la joie immuable des diables de Jérôme lorsqu'ils rôtissent un égaré ou empalent une nymphe. Dans ce monde sans certitude leur plaisir à accomplir leur métier et leur aptitude à faire le mal quoi qu'il arrive me réconforte car leur Maitre a affranchit ces affreux de la contrainte du remords et de l'aiguillon du bien.

- On peut compter sur eux c'est sur !" me glisse B. 

 - Et le rapport avec le Caire ? Toujours pas ? " rétorque F.

Que sais-je ! La multitude, la jovialité, l'obsession du péché et l'appât du paradis, cette ultime tentation, la multitude encore, cette vie grouillante et informe dont l'examen à la loupe ne permet pas d'y discerner un sens tant les électrons de la survie Cairote manquent de cohésion, l'hétérogénéité des passions, la profusion, l'appétit formidable des bougres, de leurs victimes harpies. L'extase des élus.

Si Jérome B. était un contemporain de Léonard de V. l'ingénieur gentil ils n'étaient pas spectateurs du même siècle, celui de Léonard m'emmerde quand le chaos cairote m'emplit d'une joie d'enfant.

 

PS : A quoi ressemble votre siècle ? Etes vous plutôt visage de Madone en Toscane ou plutôt bougres et nymphes rôtis au  barbecue ?

vendredi, 23 mai 2008

#57 Les toréadors de la ring road.doc

Ils ressemblent à des bouchers ou à des maçons ; elles ressemblent à des nourrices ou à des boulangères mais ils et elles s'imaginent en habits de lumière. Ils inventent des cambrures à leurs reins, ils arquent leurs pieds, font saillir leurs mollets et enflamment l'horizon du regard.

Un ruban d'asphalte, mi tapis vert mi arène, encercle Le Caire et transforme les riverains en acrobates et en toréadors. Ce plateau qu'assiège le désert n'attend que les caméras pour que démarre le Grand Jeu de la Ring Road mais seul le vent au travers des carcasses des bâtiments répond à leurs exploits. 

Les monstres déboulent sans discontinuer. Par grappes ou solitaires les combattants les défient. Ils discernent le souffle d'un interstice entre deux véhicules lancés à plus de 100 et s'élancent. Leur ombre ne passerait pas, ils y glissent leur corps, ils y confient leur âme. Arrivés au milieu de la chaussée un muret leur procure une seconde un abri puis comme des drogués du jeu ils retentent leur chance sur la seconde moitié.

Le sable entoure la piste mais la sciure la souille souvent et si les toréros de l'autoroute remettent leur vie à Dieu je crois moi qu'ils l'insultent.

A+ Je vous écris quand je vends mon idée de jeu à M6

ps : une traversée de rue with style