jeudi, 15 octobre 2009

A propos

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- Bonjour c'est gentil de nous recevoir

- Tout le contraire, c'est gentil de me rendre visite

- Tout d'abord rassure-nous : Stéphane n'est pas réellement ton prénom ?

- Heuh si. Fallait pas ?

- En général les gens choisissent un pseudo au besoin ils masquent leur prénom, genre Stefix, Phaned'ef, Epistéphane ou encore Phasme en sté majeur.

- Pas évident de changer de signature. Il m'arrive d'être naïf et de croire n'avoir rien à cacher. Bon à part ça ?

- Tu va bien en ce moment ? C'est un peu l'hécatombe sur ton blog, le type de chez Dexia, l'autre dépressif d'il y a quinze jour et puis ton belge en Normandie, le John-John et la petite Marie Denillot aussi. Là pour cette fille faut être un peu salop quand même, elle avait l'air sympa.

- Faut pas tout mélanger. Le belge c'est du blog. La Denillot c'est fiction, c'est marqué en bas dans les tags: blog ou bien fiction. Et puis chut le John c'est encore un secret.

- Mais la petite Denillot ?

- Je ne sais pas. J'étais amoureux d'elle -des autres aussi- et puis la minute d'après elle n'était plus là.

- Un coté planète interdite

- Exactement, je joue un peu avec et puis crac! Je me retrouve en train de crier " Maman, j'ai cassé mon petit humain ! Il m'en faut un autre !" Ils ne durent pas.

- Un souhait ?

- La paix dans le monde.

- .... ?

- Ben oui. Et puis aussi la cure contre le cancer.

- Ah

- Et puis devenir célèbre riche puissant rouler en convertible rouge et trainer des créatures parfumées dans des sièges de cuir fauve.  

- Quand même ! C'est vrai ?

- Non.

- Le bonheur ?

- En dernier.

- La suite ?

- Sais pas. Je viens de ma réabonner pour six mois. Ensuite on verra. Ça ne sert pas à grand-chose un blog, c'est moins utile qu'un ouvre boite par exemple. C'est aussi inutile que de jouer de la guitare, de peindre le dimanche, de pécher à la ligne ou que faire du roller, reste l'infinie liberté de choisir une histoire, de choisir d'en révéler ou pas chaque détail, de choisir le ton, les mots, de choisir chaque méandre et d'y coller un rythme, enfin j'veudire c'est ce que j'aimerais quoi ...

- Mégalo non ?

- ...

 

 

 

10:57 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : intermède

mercredi, 23 septembre 2009

Intermède 18

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Piquée dans une brochure d'Air France cette phrase au balancement magnifique, mais certains balancements magnifiques mériteraient d'être magnifiquement balancés :

"Joutes d'odeur  aux souk, amplifiés par la déroutante promiscuité des échoppes, ici le miel, en face le mouton, plus loin la pistache"

09:22 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : intermède

mercredi, 16 septembre 2009

Une tristesse Belgo-Normande

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Connaissez-vous le Havre ?

Aplatie par les bombes américaines, brisée par l'occupant nazi, Le Havre ne sourit que deux semaines par an, en juin. Alors seulement les rayons d'un rare soleil rendent supportables les délires de l'ingénieur Perret, effacent la menace des raffineries, elles barrent l'accès au monde ces salopes et acculent les havrais à la mer tandis que les autoroutes à cargo violent jusqu'au cœur de la cité. Ensuite après ces deux semaines d'espoir juillet amène ses pluies, aout ses orages avant que le reste de l'année ne confonde le gris du béton à Perret, celui du ciel, celui des baquets d'eau sale qu'un océan abrupte déverse sans jamais cesser sur les jetées du port.

Durant cette courte fenêtre le maire installe sur ses galets des tentes et des tables et des sièges et des mobiles gonflables. Imagine-t-on au Havre autre chose qu'une plage de galet, autre chose que ces vagues dont la crête reste sous toutes les heures du jour imperméable au regard ?

Jean Baptiste et moi avons choisit cette promenade de planches et son faux abandon pour célébrer nos tacites adieux. Nous n'avons rien dit durant cette soirée dont je me souvienne, dont je me sois souvenu le lendemain matin. Etait-il besoin de parler du reste ?

Le tintement joyeux des coquilles des moules que nous lancions dans le bol -bing, cling, contre le métal, tic quand elles atterrissent parmi les autres victimes- ponctuaient nos échanges. La vie, la mort, le foot, les bateaux les femmes, les filles, les enfants, la droite, le travail, la gauche, le climat, les voitures, le baby-foot, le ping-pong, l'orient, les filles, le travail, les filles, les trains, l'océan dont le grondement à chaque vague percutant et boulant les galets dominait le bruit des coquilles tombant dans le bol, un bruit en passe de devenir cliquetis. Une conversation d'hommes saouls noyés dans la bière et les inhibitions.

Je vous l'ai dit dans une précédente note, une tristesse belge.

08:36 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog

mardi, 15 septembre 2009

Une tristesse Normande

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A Lièges je travaillais avec Monsieur Jean-Baptiste B. J'étais le client de Monsieur B. Monsieur B et moi avons bataillé durant des mois, un combat de géants du Nord puis le respect des braves s'installa, une compréhension mutuelle. Une curiosité peut-être.

Nous avons scellé un pacte tacite un midi de février. Il faisait froid à Lièges ce jour là, forcément il pleuvait ; Monsieur B m'a emmené dans sa belle voiture grise, une 607 dont les sièges gardaient encore l'odeur du cuir et peut-être celle du film de cellophane dont les constructeurs automobiles protègent leurs véhicules au sortir de la chaine à moins que je n'invente.

Ce jour de février après avoir celé notre pacte en choquant nos whiskies monsieur B me confia son veuvage, une douleur de cinq ans. J'écoutais attentif à chaque mot, un silence accueillant, un sourire bienveillant  et discrètement avide. J'aime les histoires. J'aime les secrets et ceux qui les portent. J'attendais car je savais que l'histoire du veuvage de Jean Baptiste cette plaie permanente cachait la vraie raison de son monologue.

J'attendais mi chasseur- mi prêtre, mi cannibale-mi agneau.

La confidence me parvint par-dessus l'entrecôte à point de Jean Baptiste et sa portion de frites, par-dessus mon verre de Saint Estèphe ; Jean Baptiste venait de tomber amoureux d'une femme de dix sa cadette et mère de deux enfants, il partait avec elle une semaine dans les Alpes, il s'inquiétait de ce qu'allaient penser ses propres fils des bandits de dix huit ans et vingt deux respectivement.

La confidence m'a touché et cella notre amitié, une amitié professionnelle éphémère comme le temps d'un contrat.

A peine quatre mois plus tard nous fêtions sans l'avouer notre dernière rencontre au Havre.

Connaissez-vous le Havre ?

08:33 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog

lundi, 14 septembre 2009

Une tristesse Belge

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Connaissez vous Lièges, cette capitale wallonne où la rouille ronge la fierté d'un passé au charbon et à l'acier carbone ?

Désormais seuls les condenseurs des centrales nucléaires soutiennent le ciel wallon, un ciel que les cheminées des laminoirs depuis longtemps épargnent.

A Lièges plus qu'ailleurs je trouve la fin du monde triste. Une tristesse grise et infinie comme ce ciel wallon. Une tristesse belge.

08:29 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog

mercredi, 09 septembre 2009

Anglatérie

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Après 82 jours, S songeait qu'il avait achevé son adaptation à l'Anglatérie.

L' histoire de John-John se poursuivra chaque vendredi entre temps j'intercalerai quelques intermèdes. Bonne lecture. A+

21:32 Publié dans Divertissement, Intermède | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : blog

mercredi, 24 juin 2009

ToTaLiTarisme

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ToTaLiTarisme

08:00 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vocabulaire, mots, images

lundi, 22 juin 2009

Darwinisme

Darwinisme.jpg
Darwinisme

07:54 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vocabulaire, mots, images

dimanche, 07 juin 2009

Intermède

ThumbDivers 032.jpgA la seconde où "Vimal et les coccinelles" achevaient leur histoire j'embarquai pour London-London où je passerai la prochaine année et demi.

Vimal et Reshna n'ont pas plu. La sanction était là sous forme de barres, des barres minuscules sur l'écran de l'ordinateur posé sur la table de mon petit déjeuner ce dernier samedi. Imparable. Evident. Irréfutable. Un haussement d'épaule ne suffit pas à disqualifier le verdict.

Les statistiques de blog spirit enseignent l'humilité. Non non ... quelle fatuité que de ne pas vouloir plaire ! Quelle corvée que de plaire à tout prix!   Je suis preneur de tout conseil pour trouver mon chemin entre ces deux écueils.

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Lundi soir : Nos Maîtres -les miens en tout cas- prétend l'avènement de l'abolition des frontières. Pourtant tout changement génère sa part d'inquiétude et si l'eurostar de 10h13 a lancé les dés que sortira-t-il du tunnel dans un an et demi ?

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Jeudi soir : l'Actionnaire, un personnage disparu de ce blog depuis plus de six mois me retient prisonnier depuis trois jours.

Vendredi soir : Tout à l'heure la campagne anglaise que je regardais pour la première fois au travers de la vitre du train m'a rappelé le gout de la solitude lorsqu'il pleut sur les vitres.

Vendredi soir: au bar de l'Eurostar. Je suis tombé amoureux de Leïla. Suffisait de deux bières à mille kilomètres heure. J'espère qu'elle saura vous séduire vous aussi.

Vendredi soir: au bar de l'Eurostar. Je ne reconnais pas la poignée de clients au bar. Bigarrés, jeunes, l'espoir les rend hirsutes, motivés, brillants, l'ambition gomme  leurs traits.  

Samedi matin : Il faut que je me reprenne, Joachim, Leïla, JohnJohn The Breeder -quels autres ?- demandent à exprimer  leurs raisons de pourrir la planète.

18:25 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : blog

vendredi, 22 mai 2009

Aliénation

Aliénation.jpg
Aliénation

13:58 Publié dans Intermède | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : image, vocabulaire, mots

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