mercredi, 02 juillet 2008

#87 Droles de Dames en foulard

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Si je portais des gants toute la journée je ne me laverai jamais les mains.

Pourtant dans ce pays où la dévotion et la pression des pairs généralisent le port du voile l'invraisemblable étalage de shampoings de Carrefour Maadi ferait pâlir d'envie les Drôles de Dames.

Cet indécent étalage me rassure : le marketing cette tête de pont du libéralisme qui nous souffle d'acheter ce dont nous n'avons pas besoin  triomphera toujours.

A+ Je vous écris quand j'écris une chronique identique sur la mousse à raser

lundi, 16 juin 2008

#78 La mode au Caire 3 - Un vestige dans le vestibule

876251a1cfb4a62b963c4fd10d75ba24.jpgB et moi bavardions dans la rue, le monde, les gens, les gouvernants, ceux de son pays, ceux du mien, les filles, les filles, le réchauffement climatique, avant, avant, les filles, les filles.

Nous avions baissé le ton car un policier veillait non loin de là car dans les rues du Caire un policier veille toujours non loin de là et nous baissons toujours le ton dans ce cas là. Que très probablement son vocabulaire arabe ne dépasse pas six cents mots, que son anglais n'en contienne pas vingt ne changeait rien à notre défiance -- à notre paranoïa ?--.

Nous avons poursuivit l'échange. Notre ami G se mariait cette semaine là à Beyrouth cette ville en guerre civile, les filles encore, les filles, EUX, les filles, EUX. La conversation s'éternisait --allions nous parvenir à changer le monde depuis notre bout de trottoir ?-- quand dans un cri B, cairote depuis Ramsès II et Farouk et Dalida, lâcha :

- Sais-tu que ma mère se baladait dans les rues de cette ville en micro-jupe sans que personne n'y trouve à redire ?

Qu'il emploie micro-jupe pour mini-jupe dans cette contrée où mini-bus se prononce micro-bus vainquit mon incrédulité.

A+ Je vous écris quand le pays de B cesse de le faire pleurer

PS: l'image n'est pas celel des nouvelles forces de polices cairotes mais provient du film cruising cité dans ma note précédente.

mardi, 22 avril 2008

#AC Un tribut à Indy

Certaines trahisons mériteraient d'être tues : Indy a été mon mentor, il me soufflait mes itinéraires, me bordait le soir et alimentait mes rêves en volcans, en trésors et en despotes mystiques. Il m'a poussé dans la jungle Guatémaltèque, dans le désert d'Antofagasta et sur l'ile de Catanduanès, j'avais oublié qu'il m'a précédé dans les rues du Caire  et qu'être un Indiana Jones de la mondialisation c'est toujours mieux qu'ingénieur.

 

Heureusement France 24, toujours au fait du moment, m'a rappelé ce matin à mon devoir d'hommage. C'est aussi une occasion pour moi de vous montrer à quel point le métier d'expatrié dans les rues du Caire est dangereux.

 

A+ Je vous écris quand je trouve des places au cinéma Bandaar