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mardi, 24 juin 2008
#84 Ras 1- Une solitude infinie

Ras Sudr. A trois heures de la capitale l'évidence de l'éloignement questionne l'existence d'autres lieux, elle repousse les contours du plateau du Sinaï que bordent à l'est et à l'ouest des moignons de mers. Au nord une mer si peu mer qu'elle est une mer intérieure constitue son autre frontière : à dix millions d'années près le Sinaï n'existait pas.
Le Ramada, ex Hilton, ex gloire des brochures exhibe les plaies du temps. Victimes de l'attente infinie les palmiers confondent leurs tons fauves dans le sable ; les pelouses déguisent leur agonie et les disques que trace un soleil immuable simulent une rousseur joyeuse comme un tapis de Twister.
Le temps sédimente en collines et en vagues aux pieds des margelles et du seuil des chambres ; il sédimente sous les meubles et donne un après rêche aux draps : au Ramada seule la vitesse à laquelle le vent érode le Sinaï et la prégnance de l'odeur de poussière mesurent le temps.
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11:25 Publié dans Loisirs , Sea sex and sun , Shopping | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : beach, vacances, egypte, soleil, amour, farniente
Commentaires
C'est très poétique en tous cas, peut être pas très vendeur, mais très évocateur ... merci pour cette nostalgique promenade.
Ecrit par : cath | mardi, 24 juin 2008
=> Merci Cath, je crois que je me suis perdu entre ma planche et ma chambre. Il arrive que le tourisme moyen ressemble a tintin au pays des soviets
Ecrit par : Stéphane | vendredi, 27 juin 2008


