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mardi, 06 mai 2008
#44 Un tableau noir

L'absence d'amoureuse, de noyau familial, d'amis historiques, de camarade de judo, limite le champ des émotions au plaisir éphémère d'une conversation avec un marchand de légume, au sourire volatil d'un enfant, à la chaleur fugitive d'une rencontre.
L'imperméabilité de ce monde aux théories ouine-oiune* transforme le bureau en arène. Dans le creuset du bureau, l'ultime refuge où éprouver des émotions profondes, l'impératif de ne pas insulter les fiertés millénaires, de ne pas souiller la sciure du ring, décline les sentiments entre frustration et colère, entre exaspération et impuissance. Quant à la joie des accomplissements commun, celle des énergies galvanisées par un futur meilleur elles attendront le jugement dernier qui selon le Coran durera 50 000 ans.
A+ Je vous écris quand j'arrête de travailler, cela ne me vaut rien.
(*) ouine-oiune : gagnant-gagnant
11:50 Publié dans L'Actionnaire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


